• concours de reportages

    Reportages des candidates de l'ESJ Lille

    5ème collaboration

     

    5 étudiantes en journalisme, dont certaines ont travaillé en binômes, ont enquêté en France, aux Pays-Bas et en Espagne sur la marchandisation du corps dans la prostitution. Elles livrent 3 reportages qui mettent en lumière l'objectification des victimes et les violences physiques, sexuelles et psychologiques dans la prostitution.

    Ces candidates ont reçu le soutien d'Aliénor Carrière, journaliste au pôle Info d'ARTE, diplômée de l'ESJ Lille et lauréate du Prix du Jury pour le concours du reportage 2016, et qui accompagne la Fondation Scelles dans le cadre de certaines actions de sensibilisation.

    Reportage 1

    « Pourquoi je n’irai pas faire une passe ? »

    Drogue, argent : la prostitution et ses dépendances

    Par Laura Andrieu

     

    Célia, 35 ans, élève ses deux enfants tout en enchaînant les petits boulots, dans la banlieue de Lille. A 17 ans, elle commence à se prostituer, et ce durant de nombreuses années. Elle raconte son parcours, ses addictions, les difficultés pour en sortir, sa précarité financière. Tout cela avec un recul étonnant*.

     

    « C’est pas quelque chose d’anodin quand même, tu vas te vendre à quelqu’un pour une prestation sexuelle. Il n’y a pas de plaisir. Moi, je pouvais limite lire le journal pendant une passe, c’était vraiment pour l’argent. » (...)

     

    * Les images utilisées ne correspondent pas à la personne mentionnée dans ce reportage.

     

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    Reportage 2

    Loverboys

    Dans les griffes d’un amour aveugle

    Par Auriane Guerithault & Laura Taouchanov

     

    Tomber amoureuse, à 19 ans, et découvrir l’horreur. C’est l’histoire de Xandra*, 26 ans aujourd’hui. Les faits se déroulent aux Pays-Bas, où la prostitution est légale après 21 ans. Mais un autre fléau frappe des jeunes hollandaises depuis quelques années. Les loverboys (littéralement, amants garçons), des hommes à peine plus âgés que leurs victimes, tirent sur la corde sensible pour attirer des jeunes filles dans leurs filets. Souvent, ils agissent pour le compte de proxénètes plus âgés.


    À 15 ans, Xandra tombe une première fois dans la prostitution mais parvient à s’en sortir, huit mois plus tard. Choqués, ses parents lui font suivre une psychothérapie. Xandra multiplie les partenaires sexuels, persuadée qu’elle n’est bonne qu’à ça. Son insécurité grandit. “J’étais dans de bonnes dispositions pour me faire avoir par un loverboy ” , reconnaît la jeune femme. Selon l’adolescente, les garçons ne s’intéressent à elle que pour le sexe.

     

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    Reportage 3

    De victime de la traite à couturière

    Reconstruire sa vie de fil en aiguille

    Par Claudia Bertram & Maëlys Septembre

     

    Elles rêvaient d’Europe ; l’Espagne s’est finalement révélée un cauchemar. Les migrantes prostituées, réduites en esclavage ou encore mariées de force se comptent en milliers rien qu’en Espagne. Alors que leur vie ne tient qu’à un fil, certaines tentent de sortir d’une situation de traite des êtres humains, et de se reconstruire en tant que femmes et travailleuses.

     

    En poussant la porte de la boutique madrilène, à deux pas de la Gran Via, on est accueillis par le bourdonnement régulier des aiguilles qui s’activent et le chantonnement d’une femme, affairée à l’une des cinq tables de travail. Cinq machines à coudre pour cinq couturières qui confectionnent avec minutie des vêtements et effectuent des retouches. Une dizaine d’autres femmes cousent à l’écart des regards, dans l’arrière-boutique.

     

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